ours, pneu,National Geographic

Il y a de l’eau dans le gaz !

En mai, fais ce qu’il te plait, avait-on coutume de dire il y a un demi-siècle. Les temps changent, chantait alors Dylan, l’eau commence à monter. Il n’avait pas tort, sauf que l’enthousiasme s’est tourné en eau de boudin. Actuellement, ce serait plutôt, en mai fais ce qu’on te dit, rame et ferme-là. On ne chante plus, on prie. Mais[…]

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Quand la feuille de route du politique fait « son ours »

Virtutem, mente, coronat Intelligence, probité, travail (devise des imprimeurs) Ainsi parlaient typographes, imprimeurs, ouvriers, apprentis. Vocabulaire détourné pour motifs politiques. Le Naïf (patron) a beau dire et rebiffer sans arrêt au truc, jurant toutes les virgules et deux points-ouvrez les guillemets que les affaires vont reprendre, il a beau promettre aux attrapes-sciences (jeunes apprentis) qu’il va tout faire pour qu’ils[…]

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Putain, c’était plus simple de tenir un crayon !

Discours du Ministère de l’Éducation Nationale aux mômes de la République Mers chers apprenants Afin d’avoir pleine mesure de votre avenir, celui-là même – nous y veillons jalousement – qui doit rester sagement en retrait derrière vous, il nous faut réformer et faire table rase des errements du passé. Désormais, vous n’irez plus en traînant les pieds à l’école, mais[…]

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Petit poisson deviendra grand

Ma truite d’amour, Je t’ai rencontré chez un merlan. Tu te faisais rectifier la voilure au plus court. Je suis resté muet comme une carpe, tellement tu étais roulée comme une belle dorade. Il faut dire que je ne suis pas très avenant et grand comme une perche. Frétillant comme un gardon et bien décidé à mordre tes appâts, j’ai[…]

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Alea Jacta Est…

Sans le latin, sans le latin la messe nous emmerde, chantait Brassens. Il faut croire que la langue des Dieux devait se prendre les mots dans le bénitier, avant que de finir récemment en eau lustrale dans nos ministères. On n’en veut plus. Renvoyée ad patres sans De profundis. Et me voilà, avec – convertis stricto sensu en vade-mecum (objet[…]

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Mourir… La belle affaire !

N’étant pas une célébrité, je ne serais ni terrassé ni emporté. Je ne m’éteindrais pas non plus comme une étoile. Non, simplement un jour, une nuit, je vais tirer ma révérence. Sans bruit, je vais canner, calancher, clamser, à moins que bouffé de douleurs, je ne dépérisse avant de périr et ne me fane maladivement avant de trépasser. Bref, un[…]

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Des nèfles, que des nèfles !

Vocabulaire gastronomique détourné Quand les mots se mettent à table et ouvrent ou coupent, c’est selon, l’appétit… aux urnes Ce dimanche matin, j’ai croisé un type, une asperge avec une face d’assiette, un genre sang de navet. Il pataugeait sec dans le yaourt, ne sachant où glisser son bulletin dans l’urne. — C’est une bouteille à l’encre, me dit-il. Entre[…]

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Je ne t’aime plus, mon amour….

Secrets stratégiques sur l’oreiller, voyages d’étude autour des corps… Que l’homme soit politique, grand patron, simple élu… Quand le garde-à-vous, toute prudence oubliée et plaisir consommé, se fout du protocole…. L’un des torts primordiaux de DSK est de s’être fait prendre les deux flacons du Père éternel jouant à cricon-criquette, son bonheur des dames tout dressé de couleurs, poussant la[…]

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La couleur des mots

Soliloques… un mot bohême qui évoque les grelots qui décoraient autrefois les coiffes vertes des fous. Et pourquoi vertes ? Secret d’alchimie. Le vert élémental du bois, le verdâtre de la bile qui alimente de sourdes colères, le vert de la folie… Saturne qui perd sa course impassible… Mais soliloque est-ce monologue ?, car parler seul n’est pas prononcer un[…]

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