Quand Shakespeare se fâche…

« Il existe aujourd’hui quelques hommes remplis de sagesse, d’une science unique, doués de grandes vertus et de grands pouvoirs. Leur vie et leurs mœurs sont intègres, leur prudence sans défaut. Par leur âge et leur force ils seraient à même de rendre de grands services dans les conseils pour la chose publique ; mais les gens de cour les[…]

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La Mélodie de la Connaissance

Notre science est un résumé froid et limité Qui coupe en formule le tout vivant. Elle a un cerveau et une tête, mais pas d’âme: Elle voit toutes choses dans un relief taillé de l’extérieur. Mais comment peut-on connaître le monde sans ses profondeurs? Le visible a ses racines dans le non-vu Et chaque invisible cache sa signification Dans un[…]

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Le pot de confiture

Je les vois, je les écoute. Palabrer, polémiquer, s’invectiver. Ils se posent tous des questions, la même à vrai dire. Qui est responsable de cette tragédie dont on suit le déroulement, scène après scène, retransmise en direct sur nos écrans de télévision. Une tragédie qui ne connait pas de frontières, qui se fout des conventions, des internationales comme des nationales,[…]

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Monsieur le Président (Lettre ouverte à François Hollande)

Réfugié, personne qui cherche un refuge. Migrant, personne qui passe et ne s’arrête pas. La politique relève parfois de l’escamotage sémantique. Plus d’un demi-siècle en arrière, des milliers de réfugiés arpentaient les routes de la plupart des pays d’Europe, fuyant l’absurdité et les souffrances de la seconde guerre mondiale ou de la guerre civile espagnole. Préalablement à ce désastre, l’Europe[…]

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Onze novembre…. Un centenaire pour qui ?

J’ai le cafard. Voilà six mois que ça dure, six mois, une demi-année qu’on traîne entre la vie et la mort, cette misérable existence qui n’a plus rien d’humain ; six mois sans espoir. Pourquoi tout ce massacre ? Est-ce la peine de faire attendre la mort si longtemps à tant de milliers de malheureux, après les avoir privés de[…]

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Cocher oui, cocher non…

Dans mon village, il y a un vieil homme, tout déglingué par un accident de voiture. Tout le monde a oublié son prénom ou ne l’a jamais su. On l’appelle Jojo. Ici, donner dans la vocale doublée doit être une coutume, car il y a aussi deux autres Anciens qui répondent aux appellations de Popo et Nono, un catalan et[…]

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Touche pas à ma guerre

Les guerres d’hier furent d’exploration et de conquêtes, de croisades et de religions, d’idéologies conjuguant les ismes comme une raison d’Etat, colonialisme, nazisme, marxisme, maoïsme et de pathétique souveraineté du style touche pas à mes îles. Elles furent d’extermination ou d’anéantissement, ce dernier inauguré par le thermonucléaire. Elles furent qualifiées de classiques, tribales, civiles, révolutionnaires, d’indépendance ou anarchiques, voire dites[…]

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Le ballet des hypocrites

Chaque samedi, très tard dans la nuit, à tel point qu’ils revendiquent haut et fort le droit de ne point se coucher, trois amuseurs publics fortement appointés en salaire et notoriété s’en vont faire œuvre de charité en distillant leur substantifique moelle à nos esprits ignorants. Ainsi après avoir hebdomadaire- ment et studieusement lu livres tous frais publiés et faisant[…]

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