Bangkok, la ville sans sourire

Un texte que j’ai écrit en 2009 Tee-shirts courts qui soulignent les courbes de l’abdomen. Socquettes blanches qui convertissent leurs chevilles en bracelets dansants. Rubans et foulards surmontés de nœuds qui donnent à leur visage un air festif d’œuf de Pâques. Sacs minuscules, ancrés sous leurs aisselles comme des caches secrètes, et aux anses desquels se balancent des mini-oursons en[…]

Lire la suite →

Bonne….. AnnéeS

Une année qui s’achève et une autre qui commence. Trois cent soixante cinq jours qui se ferment sur une nuit pour s’ouvrir de nouveau sur autant de jours… Porte intemporelle qui ne marque aucun passage et n’exige aucun rite initiatique, si ce n’est celui des agapes gastronomiques auxquelles se prêtent consentants autant nos esprits que nos systèmes digestifs. Funérailles et[…]

Lire la suite →

Les Indignés du XVIII° siècle…

Où que vous soyez, accourez braves gens L’eau commence à monter, soyez plus clairvoyants Admettez que bientôt vous serez submergés Et que si vous valez la peine d’être sauvés Il est temps maintenant d’apprendre à nager Car le monde et les temps changent.   Avant Dylan et sa chanson Le monde et les temps changent, en 1961, il y a[…]

Lire la suite →

Les Maux de Minuit….

J’avais bien remarqué son léger dévoiement, mais je me disais que cela allait lui passer. Ne sommes-nous pas tous à la merci de ces hauts et de ces bas qui nous portent à la cime ou nous plongent dans les abîmes de nos bulles dorées ? Je ne lui en tenais donc pas rigueur. J’attendais que Philippe Lefait reprenne du[…]

Lire la suite →
Le blues de la rentrée,Mélanie Talcott,l'Ombre du regard,Corto Maltese,Bouche Doréé

Le blues de la rentrée

D’année en année, l’été se rétrécit. A peine terminée l’année scolaire, cartables et cahiers font déjà leur mannequinat studieux aux rayons des supermarchés, tandis que Bison futé, le GPS du peuple en transhumance, nous peaufine méticuleusement des départs et des retours flashés aux radars. Le soleil n’est plus que cancer de la peau et déshydratation mortifère. La canicule, période climatique[…]

Lire la suite →

Le Pays des Intouchables

La grande fatigue de l’existence n’est peut-être en somme que cet énorme mal que l’on se donne pour demeurer 20, 40 ans, davantage, raisonnable, pour ne pas être simplement profondément soi-même, c’est-à-dire immonde, atroce, absurde. Cauchemar d’avoir à présenter toujours comme un petit idéal universel, surhomme du matin au soir, le sous-homme claudicant qu’on nous a donné.  Louis-Ferdinand Céline,Voyage au[…]

Lire la suite →

Heure d’été…

Les beaux jours renaissant, une lutte éternelle se réitère. Tous les bourrelets disgracieux doivent disparaître. Le bikini minimaliste flotte comme un cauchemar de privations sur nos calendriers effarés. Il reste quelque mois avant l’été pour gommer de nos silhouettes, l’aveu de nos dérives consu- méristes. Avec son corps « Axe », vierge de rides, au cul et aux seins tendus de fermeté,[…]

Lire la suite →
Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés. Les grands sont tenus secrets par l’incrédulité du public. » Marshall Mac Luhan

Le criminel, c’est l’électeur…

Placard anti-électoral, 1er mars 1906. Publié par l’anarchie n°47 et signé Albert Libertad Écrit en 1906 par Albert Joseph, dit Albert Libertad, un anarchiste individualiste, ce texte nous rappelle par sa verdeur provocatrice que nous devons savoir assumer nos choix, erro- nés ou non et qu’il faut bien de la conviction pour ne défendre aucune opinion ou les accepter toutes.[…]

Lire la suite →

La vieillesse, de Philippe Noiret

Un texte tendre, bourré d’humour… « Il me semble qu’ils fabriquent des escaliers plus durs qu’autrefois. Les marches sont plus hautes, il y en a davantage. En tout cas, il est plus difficile de monter deux marches à la fois. Aujourd’hui, je ne peux en prendre qu’une seule. À noter aussi les petits caractères d’imprimerie qu’ils utilisent maintenant. Les journaux s’éloignent[…]

Lire la suite →