L’attrape-secrets de Françoise Vielzeuf-Balez

Sur la couverture de L’attrape-secrets, l’entrée d’Auschwitz, affiche la thématique de l’ouvrage, dédié comme l’écrit l’auteur  à toutes les petites filles dont la vie s’est arrêtée sans raison, une histoire pour penser à toutes celles et ceux qui survivent encore aujourd’hui et dont le visage et les gestes nous rappellent que leur vie ne leur appartient plus

La douleur de Marie, petite fille heureuse devenue femme aux nuits hantées d’horreur et de culpabilité, nous renvoie à celle, terrifiante, omniprésente vécue par des millions d’êtres humains. Cette douleur ne peut se dire, elle ne se partage pas, on la subit, on s’y perd, on en meurt, au propre et au figuré. S’en faire le témoin, que le témoignage passe par l’écrit ou l’oralité, la projette dans l’imaginaire. Elle s’en trouve travestie, atténuée par le regard de l’autre, celui qui ne l’a pas vécue. C’est le reproche que l’on pourrait faire à a ce livre, baigné de douceur irréaliste, parfois mièvre, quasi de romantisme, qui dépouille d’authenticité, le voyage intérieur de la rescapée, Marie.

© L’Ombre du Regard Ed., Mélanie Talcott  – 2011
L’attrape-secrets, Françoise Vielzeuf-Balez
Éditions Paulo Ramand

Publié sur Passion Bouquins

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