L’équation bénéfice – risque

Il y a des équations qui nous entraînent sur les chemins de l’imaginaire, à la poursuite du mystère d’inconnues, solitaires ou multiples, au formidable pouvoir d’attraction. Poétiques, surprenantes, jubilatoires et captivantes, austères aussi, elles déroulent patiemment leur fil d’Ariane, nous faisant parfois perdre la tête. Véritables prêtresses des secrets de la Nature et de l’Univers, elles ont changé et changent le monde. Elles nous font miroiter une autre vérité, tout en nous la dérobant, sans jamais pour autant nous tromper. Parce que libres et sans d’autre nécessité qu’elles-mêmes, elles n’ont rien à nous démontrer, ni à nous prouver. Elles rélèvent du spirituel et nous ne sommes que leurs débiteurs.

Il en est d’autres moins séduisantes, plus prosaïques, voire archaïques, manipulables et manipulées, selon le bon plaisir de l’Homme. C’est le cas de l’équation bénéfice-risque, slogan démagogique, que l’on nous vend comme une assurance-vie totalement safe à propos des vaccins contre la Covid 19. La pédagogie dogmatique sanitaire ne s’embarrassant pas de nuances, on a même rajouté à cette équation, la banalité morale et rassuriste de la gestion du risque, comme si tous les êtres vivants pouvaient être définis avec rigueur et soumis au calcul algébrique. Une équation à une inconnue foutraque entre un coronavirus d’origine indéterminée, sa manipulation en laboratoire pour en obtenir une potion magique vaccinale et nos organismes récepteurs patentés cobayes, en vue bien évidemment d’une victoire franche et totale puisque nous sommes en guerre !

Comme dans toute guerre, surgissent inévitablement des dommages collatéraux. Outre les effets secondaires, anormalement nombreux et multiformes, jugés subitement comme étant aléatoires mais coutumiers, réactions anaphylactiques sévères, thromboses subites, myocardites foudroyantes, herpès zoster chez des personnes souffrant d’arthrite rhumatoïde, appendicites, etc., sont emportées ipso facto sur les civières du déni, sans parler de tout ce que l’on ignore, les vaccins covidiens décrochant toujours le pompon de l’effet indépendant de la cause, bien qu’il faille « toujours s’attendre à ce que des maladies habituelles (infarctus, accident vasculaire cérébral, etc.) surviennent après la vaccination comme elles seraient survenues sans vaccination.»1 Quant aux conséquences à moyen et long terme, la science politico-sanitaire actuelle s’assoit allègrement dessus. Il nous faut sortir du tunnel, retrouver une vie qui ne ressemblera pas à celle d’avant, si ce n’est par ces deux constantes : travailler et consommer, les « deux mamelles » de Sully revisitées par nos sociétés modernes.

Privilégier le bénéfice et minimiser le risque en « piratant – comme l’a fièrement claironné Tal Zaks, médecin en chef de Moderna – le logiciel de la vie », est une entourloupe sémantique grotesque. Tandis que nous offrons nos corps à la science, actionnaires et lobbyistes font sauter leurs tiroirs-caisses2. Tire la chevillette et la bobinette cherra !

A tout mal… tout honneur.

© L’Ombre du Regard Ed., Mélanie Talcott –02/05/2021
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Notes
1. – Vaccins contre la Covid-19 : questions et réponses, Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française à destination des soignants 11 janvier 2021
2. – Le juteux business des vaccins

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