Une démocratie n’est rien de plus que la loi de la foule, suivant laquelle 51% des gens peuvent confisquer les droits des 49 autres.
Thomas Jefferson
En démocratie, la politique est l’art de faire croire au peuple qu’il gouverne ».
Louis Latzarus
La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité.
Albert Camus
Révolution! Démocratie! A bas la Dictature de l’infamie! Tiens, des peuples dans la rue, qui s’embrasent, s’embrassent et fraternisent pour une nouvelle espérance…Pourtant, le peuple ne se soulève jamais tout seul, jamais. Il en est incapable. Il lui arrive, certes, de grogner un peu, mais se soulever seul, ça ! Non! Jamais ! C’est qu’il peut tout morfler le peuple, tout avaler, tout supporter, absolument tout encaisser, la fringale, le froid, la dèche extrême, les humiliations, la torture et tout l’arsenal à malheurs de l’univers. C’est un dur à cuire, un coriace, tenace à sa poisse. Il n’y a pas plus résistant, plus récalcitrant aux libertés que le peuple. C’est le champion toutes catégories de la création question endurance à tous les calvaires.
Le peuple, c’est la tête à massacre idéale dans le parc d’attractions d’ignominies humaines concoctées par l’oligarchie au sommet du pouvoir infernal depuis la nuit des temps bibliques. Le peuple, c’est le con parfait, manipulable à souhait. Alors, pour qu’une révolution réveille le peuple, il faut qu’une volonté occulte s’en charge avec du grand spectacle, des supers héros charismatiques, de la grosse caisse médiatique et toutes ses ficelles finassières, une bonne clique d’hystériques, un barnum colossal du tonnerre de Dieu, avec beaucoup d’émotions, de trémolos et des tonnes de rémoulades de musique à violons antalgiques, quelques martyrs triés sur le volet et de belles idées archaïques remaniées à la sauce progressiste.
Et puis surtout, surtout, pour que tout ce bastringue puisse tenir debout, se réaliser, changer la face du monde et faire que l’illusion se transforme en une réalité virtuelle, il faut du flouze, beaucoup de flouze. Et ceux qui allongent l’oseille veulent assurer leurs risques. Qui dit révolution, dit enrichissement garanti pour une minorité. Le peuple s’engouffre dans une espérance pour fuir un cauchemar. Embellie de quelques années. Les macros de la finance repassent à la caisse. Ils récupèrent leurs mises et leurs intérêts. Le peuple replonge dans ses ténèbres cyclothymiques de misère noire en attendant que ses maîtres reviennent un jour avec un nouveau bastringue encore plus affriolant. Le peuple ou la pute éternelle…
** Il y a quelques années, j’ai trouvé ce texte sur le net, attribué au peintre Ibara. Mais impossible aujourd’hui, d’en trouver trace sur Google mon ami
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