Dans cette société, riche, libérée et liberticide, le droit a la primauté. Le droit de tout avoir et le droit de tout faire, charge au politique de légaliser toute les dérives. La maternité étant devenue l’aboutissement médico-légal de la gestion des utérus, il restait pour parachever la mise en coupe contrôlée de l’humain, à transmuter la reproduction humaine en un gigantesque et juteux négoce mondialisé.
Dans les entrailles de ce Paris que j’avais tant aimé et à la fois haï, je déambulais entre les ordures, les paumés, les rats et quelques âmes tellement défoncées qu’elles se prenaient pour des Alice au pays des merveilles. La caducité de nos pauvres vies dépendait ironiquement d’une pilule verte phosphorescente que les militants de la survie nous octroyaient de manière aléatoire. Notre monde se mourait et c’était bien ainsi, tout le monde en était persuadé.
La Terre mourra-t-elle de vieillesse ? Mourra-t-elle de maladie ? Je n’hésite pas à répondre : Non, elle ne mourra pas de vieillesse ; oui, elle mourra de maladie. Par suite d’excès. Du moins est-ce l’avis en 1883 de Eugène Mouton, magistrat et écrivain français né à Marseille en 1923
De l’invisible au visible, tout est immergé dans un univers d’ondes et de sons. Le chant des énergies nous structure et nous façonne. Imaginons donc : plutôt que d’inonder notre planète et nos organismes d’aliments transgéniques soi-disant inventés pour pallier aux manques, si l’on se mettait à créer des champs musicaux ? Mauvais temps pour les bénéfices de Monsanto and Co !
Sans rythme… pas de vie. Sans le rythme du cœur, pas de mise en mouvement… Toutes les traditions s’accordent : c’est par le geste juste que l’on s’inscrit dans ce rythme… C’est au son du Ney que tourbillonnent les derviches, accompagnés également par le luth et le rebab (violon à trois cordes). Et « leur danse aérienne, presque en apesanteur, défie les lois de l’équilibre et symbolise la ronde des planètes autour du soleil. Tout en répétant les 99 noms d’Allah, elle commence par une marche lente et solennelle, les bras croisés sur la poitrine. Puis, au fil du tournoiement, les bras s’envolent, et la tête, coiffée d’un long fez beige, se penche sur le côté… Par la paume droite, les derviches tourneurs captent la grâce divine, par le poignet gauche, ils la répandent sur la terre. »