Pass… Passe…. Passera le pass vaccinal ?

Nous savons qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent,
nous savons qu’ils savent que nous savons qu’ils mentent, et ils continuent à nous mentir.”

Alexandre Soljénitsyne

 

Le temps s’abeaudissant, le lancement du pass vaccinal inaugurant une période liberticide avant qu’en été, on rouvre les écoutilles, quoique probablement toujours sous pavillon covidien – on ne cambute pas un truc qui marche du feu de Dieu -, la mésavenance du confinement ayant acagnardé la populace, l’acédie, ce désinvestissement d’une manière de vivre, soumettant les esprits au domesticisme et l’oubliance faisant son oeuvre, les terrasses et les restaurants sont devenus des chasses-ennui aussi temporaires que symboliques. Des lieux convoités où l’on peut s’enjailler sur ordre, tantôt assis, tantôt debout, cailleter comme des poules, sans se faire canuler par les cognes, du moment que l’on a en pogne, son faff vaccinal légal. Ce n’est plus au bonheur des dames, mais au bonheur des doses. Tout en se rinçant le gosier et en croustillant des tapas, on y voit défiler que des injectés minimum trois doses : roque-lardons, faiseurs, jobards, lésineurs, matois, rodomonts (fanfaron), roquantins, vive-la-joie, pantophiles (celui qui aime tout), prône-misère (qui se plaint continuellement) et gobes-mouches, trompeurs et trompés, attrapeurs et attrapés, abuseurs et abusés. Et tous de se convaincre qu’en levant le coude et en posant son séant sur un fauteuil de cinéma, ils renouent avec une liberté fantoche et monte-en-l’air, puisque l’autorisation de jouer les roger-bontemps consuméristes avec leur carte bleue, estampillée QR code, de nouveau leur a été consentie. Rechoupillés, ravigotés, apignochés et émerillonnés par quelques mesures libératoires, le peuple ébaudi met aussitôt à l’index sa couardise, ses hargnes et ses colères légitimes pour se ragoûter et faire gogaille plein pot, mais toujours avec masque et gestes barrières.

Plus de deux ans que les fesses-mathieu de la pensée hypnotique lénifiante nous apoltronnent grave et que les forfantes politicards nous gavent de salades, suivant en cela le cap du tôlier qui ment comme un arracheur de dents lorsqu’il professe, avec un cynisme de tocard, qu’en démocratie, « le pire ennemi c’est le mensonge et la bêtise. » Sans parler des jugeoteurs médiatiques qui donnent leur avis à tout bout de champ sur tout et n’importe quoi, des songe-creux scientifiques qui semaine après semaine nous bercent de leurs calembredaines et autres turlupinades alarmistes ! Sans oublier non plus les zélotes du médicare globalisé « tous Pfizérisés », ces Diafoirus de plateau qui ont covidisés nos corps et nos esprits, les réduisant à un objet indexé sur le flouze des vaccinateurs et de leurs actionnaires, n’hésitant pas à nous trouer le bras quatre mois sur douze !

Lorsque la vérité viendra réclamer sa mise en liberté d’expression, tous ces guettes-au-trou qui nous charlatent sans vaciller des craques monstrueux  et remouchent les réfractaires à leur doxa politico-sanitaire comme des non-citoyens, des bas de plafond irresponsables, se planqueront fissa dans les paradis fiscaux de leurs mensonges systémiques et institutionnalisés, se serrant les coudes entre baltringues et bouffons.

Quant à nous, « nous savons qu’ils nous mythonnent. Ils savent que nous savons qu’ils nous jouent de la flûte et ils continuent de nous balnaver. » Ils savent aussi que nous faisons lâchement semblant de croire qu’ils ne nous pipeautent pas. Ils savent également qu’au printemps 2022, nous remettrons le taf à l’ouvrage, pigeonnés consentants, pour parier sur un nouveau cheval ou laisser notre palefrenier actuel nous étriller. Encore et encore.

 

© L’Ombre du Regard Ed., Mélanie Talcott – 24/01/2022.
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