La sémantique se révèle souvent un outil à double tranchant et dans son maniement, Macron est un bretteur. Son art oratoire, parfois obscur et confus, sait aussi s’emparer des évènements pour détourner leur sens lexical, selon les intérêts politiques du moment, si l’on en juge par son propos (lors d’une interview avec un youtubeur) : « Il…
Actuellement, la démocratie s’affole et s’affale, s’effondre et devient molle. Du nord au sud et de l’est à l’ouest, on est vraiment dans la merde. On oublie vite fait les tragédies et les morts qui l’ont construite. Les nationalismes les intégrismes et les racismes renaissent. Tout dégénère et devient relatif, ou plutôt sans importance. La démocratie ne se résume guère plus qu’à aller à la pêche aux voix au détriment du bien-être et du bonheur des hommes.
Fred Vargas vient de publier un livre à vocation pédagogique, d’une lecture assez fastidieuse malgré le ton qui se veut léger sous le contrôle d’un pénible CEI, son Censeur d’écriture intégré. Son titre accrocheur, L’humanité en péril, virons de bord, toute ! nous dit son éditeur, « explore l’avenir de la planète et du monde vivant, souhaite mettre fin à la « désinformation dont nous sommes victimes et enrayer le processus actuel.
Sauver la planète rapporte du pouvoir et la catastrophe mise en mots se tarifie. Les pionniers écolo qui hier prêchaient dans le désert et se faisaient rigoler au nez, quand non jeter en prison, pour dénoncer ce qu’aujourd’hui répètent les Croisés recyclables de l’Etat, doivent s’en étouffer de colère. Comme le disait Elisée Reclus, écologiste avant l’écologie : « On pleurera les poissons, si l’on n’y prend garde ; les glaciers, les torrents, les océans, les nuages seront souillés… Il faut défendre la nature, berceau et oxygène de l’homme ».
Et c’est bien dans cette opposition binaire que le bât blesse dans le bouquin de Norek, hormis la conclusion de l’enquête trop prévisible autant que noueuse pour ne pas écorner sa crédibilité. Faire croire que l’humain est justement plus humain à la campagne que dans une ville où tout est noyé dans une masse grouillante stockée dans des cages à lapin, soumise à tous les maux inhérents à l’espace urbain, de la promiscuité à la solitude. C’est faire omission qu’à Avalone, comme dans la grande majorité des petites villes et villages, il y a comme partout sur notre territoire, des clans
Le type ordinaire comme toi ou moi, un petit commerçant, un obscur fonctionnaire, un paysan, un flic, un ouvrier, et même un intello… Il se lève pour aller travailler, se débarbouille, noue machinalement sa cravate ou son turban, met sa kippa ou son panama en feutre, embrasse distraitement sa femme et ses mômes. Tu crois…