Que d’aucuns disent qu’il attaque le récit d’Une joie féroce comme s’il s’agissait d’un reportage de guerre, au demeurant dans un style dont l’originalité est de ne pas se renouveler et d’enfiler les banalités comme des mantras, est non seulement erroné et comique, mais mortel pour l’auteur. C’est enfermer Sorj Chalandon dans son ghetto biographique puisqu’il fut justement reporter de guerre. Or, il n’est sûrement pas que cela. Mais lui-même, peut-être, se satisfait de cette prison dorée ?
Dans une fresque hallucinée et hallucinante, Slocombe met en scène la semaine apocalyptique – du lundi 10 juin au lundi 17 juin 1940 – qui précéda cette « « passation des pouvoirs en souplesse » et durant laquelle des millions de Français, de Belges, de Hollandais et de Luxembourgeois se lancèrent, toutes classes sociales et générations confondues, dans un bordel ubuesque sur les routes de France, en direction du Sud.
« Mieux vaut, pour intégrer le Vatican, adhérer à un code, le « code du placard », qui consiste à tolérer l’homosexualité des prêtres et des évêques, à en jouir le cas échéant, mais à la conserver secrète dans tous les cas. », nous dit Frédéric Martel. Soulignons cependant le fait que Sodoma met en évidence que tous les échelons hiérarchiques sont concernés, jusqu’au « saint des saints ».
Voilà la toile de fond de cet ouvrage explosif en apparence, dont la lecture suscite un malaise certain…
Fred Vargas vient de publier un livre à vocation pédagogique, d’une lecture assez fastidieuse malgré le ton qui se veut léger sous le contrôle d’un pénible CEI, son Censeur d’écriture intégré. Son titre accrocheur, L’humanité en péril, virons de bord, toute ! nous dit son éditeur, « explore l’avenir de la planète et du monde vivant, souhaite mettre fin à la « désinformation dont nous sommes victimes et enrayer le processus actuel.
Sauver la planète rapporte du pouvoir et la catastrophe mise en mots se tarifie. Les pionniers écolo qui hier prêchaient dans le désert et se faisaient rigoler au nez, quand non jeter en prison, pour dénoncer ce qu’aujourd’hui répètent les Croisés recyclables de l’Etat, doivent s’en étouffer de colère. Comme le disait Elisée Reclus, écologiste avant l’écologie : « On pleurera les poissons, si l’on n’y prend garde ; les glaciers, les torrents, les océans, les nuages seront souillés… Il faut défendre la nature, berceau et oxygène de l’homme ».
Et c’est bien dans cette opposition binaire que le bât blesse dans le bouquin de Norek, hormis la conclusion de l’enquête trop prévisible autant que noueuse pour ne pas écorner sa crédibilité. Faire croire que l’humain est justement plus humain à la campagne que dans une ville où tout est noyé dans une masse grouillante stockée dans des cages à lapin, soumise à tous les maux inhérents à l’espace urbain, de la promiscuité à la solitude. C’est faire omission qu’à Avalone, comme dans la grande majorité des petites villes et villages, il y a comme partout sur notre territoire, des clans