En mai, fais ce qu’il te plait, avait-on coutume de dire il y a un demi-siècle. Les temps changent, chantait alors Dylan, l’eau commence à monter. Il n’avait pas tort, sauf que l’enthousiasme s’est tourné en eau de boudin. Actuellement, ce serait plutôt, en mai fais ce qu’on te dit, rame et ferme-là. On ne chante plus, on prie. Mais Notre Père, Lui, qu’il soit béni par la « phynance » ou par nos croyances, s’en lave les mains ou s’amuse à faire des ronds dans l’eau. Il doit se dire que son Arche de Noé, on l’a bien niquée. Les baleines sont momifiées au plastique, les abeilles ont paumé leurs GPS, il n’y a plus d’insectes dans les champs, les oiseaux se font sauter la cervelle contre les tours de verre où miroitent des nuages virtuels et les ours polaires font les poubelles, des milliers d’enfants aussi.
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