Malgré les souffrances engendrées par l’esclavage, la colonisation, les guerres de conquête au nom des intérêts occidentaux, celles – nombreuses – interethniques, le génocide planifié des Tutsis par le pouvoir extrémiste Hutu, et toutes celles qui la déchirent encore, malgré la mort, l’exil et les errances, le cœur de l’Afrique bat toujours. Voguant entre sacré et profane, le tambour en rythme les battements et est la voix de l’âme africaine, d’essence féminine. Le tambour est également un esprit qui possède une énergie et une volonté propres, voire même une envie souveraine de pouvoir. Outil indispensable pour ouvrir les portes de l’invisible ainsi que pour permettre le voyage dans l’inconscient, il est – nous dit la romancière franco-rwandaise, Scholastique Mukasonga – « le cœur battant de leur Mère Afrique ».
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