Né il y a soixante-sept ans en Ogaden, région du sud de la Somalie que l’Éthiopie fit sienne officiellement en 1961, Nuruddin Farah est la figure emblématique la plus connue de ces écrivains que leurs maîtres coloniaux d’hier qualifient aujourd’hui de remuants, leur collant une appartenance à une supposée littérature d’émergence qui regrouperaient à leur grand dam tous ces écrivains faisant surgir de leur mémoire libérée des flots tumultueux du colonialisme hégémonique et triomphant et de ses ruines honteuses, leurs maux actuels et passés. Condescendance quelque peu paternaliste, d’autant plus que les thèmes abordés par cet écrivain sont empreints d’universalité, même s’ils s’inscrivent dans le cadre précis de la Somalie, sans aucun doute plurielle pour Nuruddin Farah.
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