Prières obligatoires, délation, rafles, tortures, exécutions capitales et publiques, lapidations, décapitations, examen de conscience, vêtements uniques – burnis pour les garçons, burniqab pour les filles – bouillies infâmes, marché noir, plaisirs pieux sans plaisir pour le peuple lobotomisé et dégénéré dans sa quintessence, pasteurisé par la foi en ce dieu unique, Yölah dont Abi est le prophète… Privilèges et magouilles, coups fourrés et meurtres, compromis et trahisons, richesse démesurée pour les apparatchiks du pouvoir, qu’ils soient bornés comme les sbires de la pensée, les Mockbas ou retors comme les manipulateurs suprêmes les Honorables, « des demi-dieux en somme, immortels, omnipotents, omniscients. », le pays imaginaire de Sansal, l’Abistan, n’est pas sans rappeler toutes les abominations inventées et commises par des autocrates et autres führer depuis la nuit des temps et dans toutes les civilisations.
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