Une terre rude incline rarement ceux qui y vivent à la compassion, caractéristique qui n’est nullement spécifique au Tibet dont Ma Jian décrit non sans talent les paysages majestueux et désertés des hommes. Néanmoins, la vision, parfois glauque, qu’il en donne, heurtera sûrement ceux qui enrobent le Tibet dans une imagerie pseudo-mystique de toges rouge vermillon, de monastères et de « chevaux du vent », d’autant plus que les femmes, et c’est une évidence malheureusement planétaire encore aujourd’hui, en sont les tristes messagères.
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