L’état des lieux que vous dressez de notre planète, aussi littéraire et talentueux soit-il, est consternant de continuité, car inhérent à tous les temps de l’humanité. Ghachimat aurait pu être un village français ou espagnol, albanais ou serbe, libanais ou libyen, somalien ou syrien quand la victoire des uns vient régler des comptes à la défaite des autres. Le plus terrible – que vous explicitez fort bien – est que les hommes s’oublient par lâcheté et tuent presque par désœuvrement, avant que d’y prendre goût.
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