Si le monde était un village de cent personnes

Ce texte datant de 1990, les données ont certainement considérablement changé et pour certaines, du moins est-ce ma conviction, les faits s’étant aggravés, les chiffres quantifiant la réalité fin 2013, ont probablement effectué quelques sauts quantiques !

  • 59 asiatiques
  • 14 américains (Nord, Centre et Sud)
  • 14 africains
  • 12 européens
  • 1 personne en provenance du Pacifique-Sud
  • 50 femmes et 50 hommes
  • 30 enfants et 70 adultes
  • 30 blancs et 70 non blancs
  • 90 hétérosexuels et 10 homosexuels
  • 33 chrétiens
  • 21 musulmans
  • 15 hindous
  • 6 bouddhistes
  • 5 animistes
  • 6 autres religions
  • 14 sans religion ou athées
  • 15 parleraient le chinois, le mandarin
  • 7 l’anglais
  • 6 l’hindi
  • 6 l’espagnol
  • 5 le russe
  • 4 l’arabe
  • 3 le bengali
  • 3 le portugais

Les autres parleraient indonésien, japonais, allemand, français et quelques autres langues.

Dans un tel village avec autant de gens différents, il serait très important d’apprendre la tolérance et le sens du partage avec ses voisins. Sur les 100 personnes :

  • 20 souffriraient de malnutrition
  • 1 serait en train de mourir de faim
  • 15 seraient suralimentés (voire obèses)
  • 6 personnes possèderaient 59% de la richesse totale et tous les 6 seraient originaires des USA
  • 74 personnes possèderaient 39% de la richesse totale et 20 personnes se partageraient les 2% restant
  • 20 personnes consommeraient les 80% des énergies du village et 80 personnes se partageraient les 20% restant
  • 20 n’auraient pas d’eau potable
  • 56 auraient accès à des installations sanitaires
  • 15 adultes seraient analphabètes
  • 1 aurait un diplôme universitaire
  • 7 posséderaient un ordinateur

En une année, une personne du village mourra mais deux enfants naîtront, ainsi à la fin de l’année le village comptera 101 personnes.

Prenez en considération aussi ceci:
Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.

Si vous n’avez jamais été dans la peur et le danger d’une guerre, d’un bombardement, de terrains minés, d’enlèvements par des groupes armés, vous êtes mieux que 1 milliard de personnes.

Si vous pouvez parler et agir en accord avec votre foi et vos convictions, sans peur d’être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.

Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre.

Si vous avez de l’argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.

Si vous lisez ce message, vous êtes vraisemblablement une personne chanceuse!

Texte tiré de State of the Village Report de Donella Meadows, 1990.

En temps réel sur internet
Pour suivre en temps réel l’évolution de la population mondiale sur internet, de multiples sites regroupent des données issues de différents organismes. A signaler le site http://www.worldometers.info/fr/  qui affiche le nombre d’habitants, mais aussi des données sur les dépenses gouvernementales, sur la production de voitures ou d’ordinateurs, sur le nombre de téléphones mobiles ou de téléviseurs . Environnement, alimentation, énergie, santé, etc.

Comment les riches détruisent la planète, un livre de Hervé Kempf.
Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C’est un défi magnifique, mais redoutable. Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie néolibérale ne sait plus que s’autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse. Cette représentation du monde n’est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures. Pour l’auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.

Hervé Kempf est l’un des journalistes d’environnement les plus réputés. Depuis près de vingt ans, il travaille à faire reconnaître l’écologie comme un secteur d’information à part entière, et a défriché nombre de dossiers sur le changement climatique, le nucléaire, la biodiversité ou les OGM. Après avoir fondé Reporterre, il a travaillé à Courrier International, à La Recherche, et maintenant au Monde. Il est l’auteur de Comment les riches détruisent la planète  (Seuil, 2007, Points-essais, 2009) – Pour sauver la planète, sortez du capitalisme   (Seuil, 2009) – L’Oligarchie, ça suffit, vive la démocratie  (Seuil, 2011).

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