Entre ironie, voire cynisme, et tendresse, Sinzo est aussi un homme lucidement critique. Tout y passe. Les affres de la colonisation : « les Occidentaux nous ont tellement niqués… non froissés, enculés à sec, gondolés… non… trempés dans la bouse… non vraiment niqués qu’ils ont fait de nous de perpétuels endeuillés. » Les Villes Noires où croupissent les esclaves et petites mains de notre modernité, véritable cordon sanitaire – aujourd’hui exotique – des Villes Blanches « taillées sur mesure pour que les Européens se sentent chez eux », schéma récurrent que l’on retrouve dans tous les pays, là où les expatriés sont la photocopie conforme des colonisateurs d’hier.
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