Une dictature ne survit que par la répression et la peur concomitante qu’elle nourrit et engendre et surtout, parce qu’elle est fomentée, soutenue et entretenue par les technocrates en col blanc occidentaux à l’externe et à l’interne par les cadres dirigeants du pays concerné. Ainsi va l’Afrique
Un jour peut-être, Dominique Lebel et Carmen seront aussi célèbres que Philippe Geluck et son chat… Carmen et sa robe d’un rouge aussi vif que sa verve se balade au fil du temps qu’elle démonte, remonte, fait et refait dans notre quotidien qu’elle chamboule au gré de ses humeurs, tantôt tendres, tantôt ironiques, parfois vachardes,…
Entre déferlement hormonal et romantisme fiévreux et sacrificiel, sans doute la majorité des lecteurs de Jean Raspail n’y verra que le feu d’artifice de l’adolescence, précipité par les prémisses de la seconde guerre mondiale, la narration d’un effondrement, celui d’un pays et de l’enfance, le soupçon d’un récit autobiographique ou la métaphore de l’île comme espace de liberté où une bande de gosses joue à faire la guerre, peut-être pour racheter la couardise des adultes.
L’Homme ne vieillit pas, il triche. Il devient adulte, croit en ceci ou en cela, se bat pour ceci ou cela, en meurt même, mais il garde toujours son âme d’enfant. Entre les couches-culottes de bébé et celles qu’il met pour pallier à l’incontinence de l’âge, son innocence demeure intacte. Le laps de temps qui s’écoule entre le moment où il les enlève et celui où il les remet, est juste l’apprentissage de cette vérité
« Que serions-nous sans le secours de ce qui n’existe pas ? » Ces mots ont beau être de Paul Valéry, leur formulation, que son sens voulu par leur auteur soit du premier ou du dernier degré, appartiennent à ce que j’appelle la littérature narcissique, le parler pour ne rien dire. Car si « cela » n’existe pas, comment être conscient que ce « cela » nous porte secours ? Ils ouvrent néanmoins le récit, plutôt que le roman, Femme au bord du monde, de Catarina Viti, qui justement nous rappelle que derrière le Visible, il y a l’Invisible, que l’on pressent sans jamais le Connaître, sauf peut-être et seulement pour certains d’entre nous, à l’instant où la Vie, puisque la Mort en est son reflet, nous fait basculer dans son éternité. La Mort est toujours présente, en retrait, dans l’attente.