Une année qui s’achève et une autre qui commence. Trois cent soixante cinq jours qui se ferment sur une nuit pour s’ouvrir de nouveau sur autant de jours… Porte intemporelle qui ne marque aucun passage et n’exige aucun rite initiatique, si ce n’est celui des agapes gastronomiques auxquelles se prêtent consentants autant nos esprits que nos systèmes digestifs. Funérailles et épousailles où le paganisme des festivités nous autorise à tous les excès et nous dédouane de leurs conséquences.
Une année qui s’achève est comme la plupart des livres que l’on ferme. Le souvenir qu’ils nous laissent est souvent brouillé, voire tellement chaotique que l’histoire qu’ils nous content, semble s’estomper dans un kaléidoscope d’images imprécises dont on ne retient que les titres qui font les manchettes médiatiques.
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