Comme l’a joliment écrit Michel Onfray : on ne philosophe pas par procuration, pas plus qu’on n’effectue un voyage pour le compte de quelqu’un d’autre.
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Ne croire que ce que l'on voit, c'est être aveugle
Comme l’a joliment écrit Michel Onfray : on ne philosophe pas par procuration, pas plus qu’on n’effectue un voyage pour le compte de quelqu’un d’autre.
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En rappel, le premier volet de cette chronique I. – Casse-toi, pov’Rom Les gens du voyage… Expression sibylline validée par décret en 1972 et qui désigne tous ceux qui s’adonnent à une activité économique ambulante. Autrefois, cette appellation contrôlée concernait les colporteurs, les saltimbanques, les mercenaires, les travailleurs saisonniers, voire même les pèlerins. Aujourd’hui, elle…
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Les Roms, communauté à laquelle appartenait Matéo Maximoff, s’installèrent principalement dans les Balkans. Au début du XVI° siècle à leur arrivée en Moldavie et en Valachie, principautés qui en 1859 seront réunies au sein d’un même état roumain, ils furent réduits en esclavage. L’Histoire déjà nous jouait la pratique inéluctable et moralisante de la délocalisation, quoique celle-ci, dans ce cas, restât intramuros.
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Né il y a soixante-sept ans en Ogaden, région du sud de la Somalie que l’Éthiopie fit sienne officiellement en 1961, Nuruddin Farah est la figure emblématique la plus connue de ces écrivains que leurs maîtres coloniaux d’hier qualifient aujourd’hui de remuants, leur collant une appartenance à une supposée littérature d’émergence qui regrouperaient à leur grand dam tous ces écrivains faisant surgir de leur mémoire libérée des flots tumultueux du colonialisme hégémonique et triomphant et de ses ruines honteuses, leurs maux actuels et passés. Condescendance quelque peu paternaliste, d’autant plus que les thèmes abordés par cet écrivain sont empreints d’universalité, même s’ils s’inscrivent dans le cadre précis de la Somalie, sans aucun doute plurielle pour Nuruddin Farah.
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La misère n’a jamais bonne mine : dure, violente, puante, assassine, avec son cortège d’entourloupes, de rapines et de débrouilles pour lui survivre et la regarder froidement au quotidien au fond des yeux, entre bitures et drogues qui vous laissent sur le carreau bien loin des paradis artificiels supposés, la faim qui fouaille les ventres et…
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